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John Castric, pêcheur à Loctudy

Déconfiné en mer

Cela faisait quelques années que l'on entendait parler de John chez Poiscaille, sans jamais avoir eu l'occasion de lui prendre du poisson ou des crustacés. On commençait à ne plus y croire, et puis le confinement de la crise du Covid-19 est passé par là. Les prix chutant avec des criées dépeuplées de leurs mareyeurs, c'est tout juste si ça valait la peine de caler les casiers pour chercher les homards, habituellement les stars du printemps. Mais chez Poiscaille, les abonnés se sont mis en appétit et ont déroulé le tapis rouge pour les homards bleus de John, lui garantissant une bonne valorisation pendant plusieurs semaines. Et ils se sont régalés ! Comme quoi, même confiné, on peut faire de belles rencontres !

Loctudy - Montréal - Loctudy

John et la pêche, une histoire qui démarre tôt

John a grandi à Loctudy, son père était déjà pêcheur aux casiers à homards. On sauterait une étape en vous racontant qu'il a simplement suivi ses traces pour s'installer à son tour à la petite pêche. Car dans un premier temps, John a été graphiste à Montréal. À 26 ans se passe ce qu'il doit probablement se passer chez tous les mordus de pêche bretons, un raz le bol général de la vie de citadin... Alors oui, John a volontiers un air hipster avec son parcours et sa belle barbe, mais la comparaison s'arrête là. Hyper exigeant et besogneux, à bord, il déconseille de trop le titiller, il prévient : "Attention, j'ai un caractère de cochon !". Un vrai nounours à terre et un lion en mer, chez Poiscaille, on en connaît pas mal de la même trempe...

L'installation à la pêche, avec "Papa Bear"

Il ne s'est pas contenté de racheter le bateau de son père lorsqu'il s'est installé seul à la pêche. Quelques années plus tard, il en fait construire un neuf, le "Papa Bear" pour pouvoir travailler plus librement sur l'eau en diversifiant les techniques.

Ce nouveau bateau lui permet de se déplacer plus efficacement pour ne jamais laisser ses casiers au même endroit. John les bouge constamment, le plus souvent une fois par jour, pour prélever équitablement sur toutes les zones de pêche autour de l'archipel des Glénan.

La traque des homards n'est pas une science exacte, chaque jour comporte sa part de prospection, d'observation et de chance pour attirer les plus grosses pinces dans les casiers. Au printemps, lors des premières chasses de bar et de maquereaux, il sort la canne pour tenter de ferrer les poissons en chasse après avoir relevé les casiers. La diversification lui permet de varier les plaisirs et le contenu des Casiers Poiscaille.

Il diversifie, pour mieux préserver les fonds marins

Entre octobre et janvier, John coupe volontairement la recherche des homards bleus pour laisser le répit nécessaire à la bonne résilience du stock. Il cale des casiers à bouquets sur la côte, une merveille bretonne à saisir au beurre et au gros sel puis à flamber au rhum pour draguer le samedi soir !

Du respect de la ressource pour les générations futures

À la pêche, l'impact nul n'existe pas. Pourtant, John est un stakhanoviste du respect de la ressource. Le casier ok, mais à condition de remettre les homards trop petits à l'eau dans les meilleures conditions possibles. La pêche à la canne oui ! Pour sélectionner au mieux les espèces et les tailles, la valorisation jusqu'aux espèces les moins connues et les plus abondantes comme la veille ou le tacaud. Une mentalité globalement partagée par ses voisins de quai en ce qui concerne le casier à homard, qui semble avoir un effet positif sur la ressource en l'espace d'une génération. John constate, avec l'historique familial, que les homards sont plus abondants et plus gros d'année en année. La prise de recul sur l'évolution du métier lui permet aujourd'hui de travailler avec une grande constance, il espère un jour pouvoir léguer cet héritage à un marin, aussi exigeant que lui ! La garantie de pérenniser les bonnes pratiques et donc l'état de la ressource.

🐟 Espèces retrouvées le plus souvent chez Poiscaille : homard bleu, bouquet, maquereau commun, vieille

🎣 Techniques de pêche : Casier, ligne

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Poiscaille soutient la pêche durable française

Pas d’importation, que des produits qui viennent de nos côtes françaises.

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Pas de chalut, pas de drague. Préservation des fonds marins avec des techniques de pêche douces.

Pas de chalut, pas de drague

Préservation des fonds marins avec des techniques de pêche douceset sélectives.

Navires de moins de 12 mètres. Petite pêche côtière uniquement, le moins d’impact sur les écosystèmes.

Navires de moins de 12 mètres

Petite pêche côtière uniquement, le type de pêche qui a le moins d’impact sur les écosystèmes selon des critères objectifs.